Vieille bête
Venez voir
La vieille bête
Que nos coups
De fouets
Ont su dompter
On doute même
Que peut-être
Elle sache parler
J’ai tout bu la mer
Pour te retrouver
Mais tu n’es pas
Dans aucune larme
Que j’ai pleurée
J’ai bu toute une mer
Pour te retrouver
Mais tu n’es pas
Dans aucune baleine
Que j’ai éventré
Venez voir
La vieille bête
Venez rire
De ses yeux
De torturé
On dit
Que si rien ne l’arrête
Elle pourrait tous
Vous démembrer
J’ai tout bu la mer
Pour te retrouver
Mais tu n’es pas
Dans aucune larme
Que j’ai pleurée
J’ai bu toute une mer
Pour te retrouver
Mais tu n’es pas
Dans aucune baleine
Que j’ai éventré
Tu avais des airs de poisson
Et moi le caractère d’un lion
Les gens venaient en nombre
Gaspiller leur pitié
Tu étais mon ange aquatique
Et moi ta brute romantique
En ta présence les cris d’horreur
Étaient mutés
Oh…
J’ai voulu manger le ciel
J’ai tout essayé
Mais rien ne comble le vide
De tes baisers
Qui donc aurait si peur
De notre vérité
Pour faire du mal
À ta fragilité?
Qui donc aurait si peur,
Qui donc?
Une lueur au loin
Vacille
Serait-ce toi
Ma bien-aimée ?
Enfin,
Enfin
La vieille bête pourra-t-elle
Se reposer